“3 Decks 4…” #26 : CLFT [+Simon interview]

3D4CLFT

I’m very pleased to introduce you a label from my hometown, Lyon. CLFT released since 2011 proper techno, managed an eponym webzine, promoted great parties and played in a load of different places. Their militia known as the CLFT Militia also invited some of the best techno artists in their events.
So it was a pleasure to record an hybrid session dedicated to this label, melting 75% of CLFT material with other tracks, and jaming on top of it with a drumbox, a sampler and a DIY synth. Oh… and Simon also answered to a long and interesting interview.

Playlist : SOON/Hardware : : MFB522/Groovesizer TB2/Zaquencer/Kaossilator/Xone DB2/K2
Just Friday – Hardware Jam
Samuli Kemppi – A1 – CLFT004
Fundamental Interaction – B1 – CLFT007
3.14 – A2 – CLFT008
Fundamental Interaction – A2 – CLFT005
Cleric – Restore – Clergy records
Resumed – Infinite Landscape – Black String Records
2030 – Hex – CLFT
Samuli Kemppi – B1 – CLFT004
Fundamental Interaction – A2 – CLFT07
2030 – Everything’s Happening – CLFT
Fundamental Interaction – A2 – CLFT005
Cleric – Distant Cry – Black String Records

Interview (FRENCH VERSION : translation in progress…)

  • Le côté protéiforme de CLFT (label, collectif, webzine, organisation de soirées) n’est-il pas parfois difficile à gérer? Comment tu (vous, j’imagine) arrives à mener le combat sous tous les fronts?
    • Ce n’est pas évident, c’est sur. Quand tu organises une soirée et que tu dois aussi y jouer, par exemple, tu te retrouves au four et au moulin. C’est bien pour ça qu’il était indispensable que nous soyons plusieurs. D’une manière générale, nous avons pour habitude de faire les choses les unes après les autres. Le label a remplacé le webzine, aujourd’hui clôturé. Et nous n’aurions pu guider les deux en parallèle. Des événements, nous n’en organisons que quand nous trouvons le temps. Ce n’est pas notre priorité, même si c’est important, puisque ça nous permet de définir un peu plus encore notre univers. Notre manière de fonctionner repose beaucoup sur la spontanéité, en fait. Les semaines sont longues et ennuyeuses. Dès qu’un instant se dégage, alors nous cherchons à l’utiliser, à le rentabiliser, le détourner vers une production quelconque.
  • Quelle vision as-tu de la scène techno lyonnaise? Comment se fait-il qu’il n’y ait que peu (pas?) d’artistes locaux sur les releases de CLFT?
    • À Lyon il y a quatre ans, quand nous avons inauguré le projet, la scène ici n’existait pas, ou presque. C’était d’ailleurs là tout l’enjeu ; la développer. De producteurs, il y en avait très peu. Ce qui explique que nous soyons allé en trouver ailleurs. Aujourd’hui la conjoncture n’est plus la même, alors évidemment, nous travaillons à développer une branche locale du label. Les soirées sont de plus en plus nombreuses et attirent de plus en plus de monde. De promoteurs qui construisent et proposent des plateaux techno, il y en a maintenant des dizaines. Différents lieux ont poussés. Des clubs ont été inaugurés, comme le Sucre ou le Terminal. D’autres ont été détournés, comme le BoxBoys ou le Feeling. Deux disquaires se sont montés, Chez Emile, et Groovedge. Le nombre de deejays prolifère, à une vitesse impressionnante. Et puis les Free Party reviennent, un peu partout dans l’agglomération. Si on m’avait dit ça, à l’époque où CLFT a vu le jour, je pense que je ne l’aurai pas cru.
  • Vous avez mis esthétiquement en avant le collectif, la structure, au détriment des individus. Mais si je te demandais de me présenter rapidement les différents membres de la milice, que me dirais-tu d’eux?
    • Le noyau dur n’est pas si gros. Il y avait Lucas, au départ. Ami d’enfance avec lequel avons monté la structure et définit la ligne artistique, la déontologie. Nous rédigions ensemble les articles du webzine. Maintenant, il a choisi de se concentrer sur son projet à lui ; Lyl Radio. Nous travaillons encore beaucoup ensemble, et partageons les même locaux. Il y a eu Multi, un temps, qui officiait en tant que deejay seulement. Pour des raisons qui restent encore floues à mes yeux, il a ensuite quitté le navire. Maintenant, il y a Iker, qui le remplace, mais pas seulement. Iker est basque, espagnol. Plus agé, il a vécu l’âge d’or en son pays, mixe depuis des années, possède une grosse collection de disques, d’une époque que je n’avais pas connu… Il apporte au groupe beaucoup d’expérience. Etienne, aussi, nous a rejoint depuis deux ans. Il vient de la House et injecte un peu de douceur dans notre univers, ouvre de nouveau horizons. Irwin est là depuis le début. Il s’occupe des travaux vidéos et photographiques. Nos clips, bien sur, mais aussi l’habillage visuel de nos soirées, le vjing, même s’il déteste qu’on appelle ça comme ça. Aurore s’occupe de la partie graphisme. Certains artistes que nous avons produits sont devenus des collaborateurs privilégiés et font désormais partie à part entière de notre petite famille. Ben, Fundamental, Thomas, Lee, Binny, et Nico, 2030. Moi dans tout ça? Peu importe.
  • Question un peu plus perso (on la zappe si tu veux) et intéressée : Comment fait un papa célibataire pour concilier vie de famille et vie artistique?
    • Ah. S’il est célibataire, c’est déjà surement une conséquence direct. Je pense que ma passion était plus forte que ma relation amoureuse… Est en tout cas arrivé un moment où il fallait faire un choix. Comment concilier une vie de famille à une addiction aux drogues dures? Comment concilier une vie de famille à la conjecture actuelle, dans laquelle chacun des deux parents doit travailler à outrance pour préserver son foyer? C’est presque le même genre de problématiques, au final. Les possibilités sont maigres, les solutions, peu évidentes. Je n’ai malheureusement pas la garde de mon fils. Il vit à Paris avec sa mère, et passe les vacances ou certains week-ends, seulement, à mes côtés. C’est ainsi que les choses se sont équilibrées. Il n’a que 4 ans mais apprécie l’univers dans lequel il est amené à grandir. J’ai parfois l’impression que zoner chez le disquaire l’amuse plus qu’un tour de toboggan. Si c’était à refaire, je pense que je ne saurais mieux m’en débrouiller.
  • Quel est ton premier souvenir de musiques électroniques au sens large?
    • J’ai grandi à Grenoble et c’est là-bas que mon initiation à la musique électronique s’est faite, via The Hacker, essentiellement. La première fois que je me suis retrouvé confronté à la Techno, c’était pour son live, à la MC2 il y a une dizaine d’année. Je crois que c’est celui qui a été immortalisé sur sa rétrospective, « X ». J’avais 15-16 ans et je n’écoutais que du rap…Ce concert restera la plus grosse claque de ma vie. Je ne l’oublierai jamais. Je ne sais pas qui est Jacquie. Mais merci, Michel, de m’avoir permis de découvrir le son du SH-101.
  • Vous organisez régulièrement des soirées plutôt aguichante au vu de leur line-up… Peux-tu m’en dire plus sur leur déroulement et la volonté qu’il y a derrière ?
    • Nous n’organisons des soirées que là où nous sommes invités. Ce n’était pas prévu au départ. Lorsqu’on nous le propose, on le fait de bon coeur. Les line-ups ne sont qu’une question d’affinités. Faire jouer des artistes que tout le monde connait déjà bien, qui joue déjà beaucoup, ne nous intéresse pas. On invite des artistes qu’on aime, à qui on a envie de donner l’opportunité de s’exprimer, et puis, qu’on aimerait bien rencontrer aussi. Beaucoup des producteurs présents sur nos disques sont d’abord venu jouer à nos côtés. C’est le cas de Thomas, de Ben Gibson, de Lee, ou d’Aubrey, par exemple.
  • Quel est ton top 5 du moment?
    • Je suis moins l’actualité maintenant. La plupart des disques qui m’attirent ces temps-ci date d’une autre époque. Les cinq dernières nouveautés que j’ai achetées? Mind At Sea, de Christopher Joseph, sur Flexxseal. Incroyable, d’A1 à B2. Le dernier Shtum, de Kryptic Universe. Developer, sur son nouveau label, Olympian. Rengaine habituelle, mais je ne m’en lasse pas. Pressure, de Daniel Andreasson, sur Börft. 200% suédois. Et puis Milos, petit mystère de label blanc un peu pompier, un coup de tampon, et puis s’en va.
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